World Wide Web
Le World Wide Web, littéralement la « toile (d’araignée) mondiale », communément appelé le Web, parfois la Toile ou le WWW, est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet et qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages mises en ligne dans des sites. L’image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages web entre elles.
Le Web n’est qu’une des applications d’Internet. D’autres applications d’Internet sont le courrier électronique, la messagerie instantanée, Usenet, etc. Le Web a été inventé plusieurs années après Internet, mais c’est lui qui a rendu les médias grand public attentifs à Internet. Depuis, le Web est fréquemment confondu avec Internet ; en particulier, le mot Toile est souvent utilisé dans les textes non techniques sans qu’il soit clairement exprimé s’il désigne le Web ou Internet.

Termes désignant le World Wide Web
Le World Wide Web est et a été désigné par de nombreux noms et abréviations synonymes : WorldWideWeb, World Wide Web, World-wide Web, Web, WWW, W3, Toile d’araignée mondiale, Toile mondiale, Toile.
Le nom du projet originel était WorldWideWeb. Les mots ont été rapidement séparés en World Wide Web pour améliorer la lisibilité. Le nom World-Wide Web a également été utilisé par les inventeurs du Web, mais le nom désormais préconisé par le World Wide Web Consortium sépare les trois mots sans trait d’union. Bien que « mondial » s’écrive world-wide ou worldwide en anglais, l’orthographe World Wide Web et l’abréviation Web sont maintenant bien établies.
En inventant le Web, Tim Berners-Lee avait aussi pensé à d’autres noms, comme Information Mesh (maillage d’informations), Mine of Information ou encore The Information Mine (la mine d’informations, dont le sigle serait Tim).
Le sigle WWW a été largement utilisé pour abréger World Wide Web avant que l’abréviation Web ne prenne le pas. La prononciation laborieuse en français comme en anglais de WWW a sans doute précipité son déclin. WWW se prononce souvent trois double V, wéwéwé ou vévévé.
Les lettres www restent cependant très utilisées dans les adresses web et quelques autres usages formels ou techniques, bien que cela ne réponde à aucune contrainte technique. Dans la seconde moitié des années 1990, alors que les réseaux étaient engorgés par la popularité grandissante du Web, une blague répandue prétendait que WWW signifiait World Wide Wait, soit « attente mondiale ». WWW est parfois abrégé en W3, abréviation qu’on retrouve dans le sigle W3C du World Wide Web Consortium.
Termes rattachés au Web
La terminologie propre au Web contient plusieurs dizaines de termes. Ce chapitre expose ceux qui sont utilisés dans cet article.
L’expression en ligne signifie « connecté à un réseau », en l’occurrence le réseau informatique Internet. Cette expression n’est pas propre au Web, on la retrouve à propos du téléphone.
Un hôte est un ordinateur en ligne. Chaque hôte d’Internet est identifié par une adresse IP à laquelle correspondent zéro, un ou plusieurs noms d’hôte. Cette terminologie n’est pas propre au Web, mais à Internet.
Une ressource du World Wide Web est une entité informatique (texte, image, forum Usenet, boîte aux lettres électronique, etc.) accessible indépendamment d’autres ressources. Une ressource en accès public est librement accessible depuis Internet. Une ressource locale est présente sur l’ordinateur utilisé, par opposition à une ressource distante (ou en ligne), accessible à travers un réseau.
On ne peut accéder à une ressource distante qu’en respectant un protocole de communication. Les fonctionnalités de chaque protocole varient : réception, envoi, voire échange continu d’informations.
HTTP (pour HyperText Transfer Protocol) est le protocole de communication communément utilisé pour transférer les ressources du Web. HTTPS est la variante sécurisée de ce protocole.
Une URL (pour Uniform Resource Locator) pointe sur une ressource. C’est une chaîne de caractères permettant d’indiquer un protocole de communication et un emplacement pour toute ressource du Web.
Un hyperlien (ou lien) est un élément dans une ressource associé à une URL. Les hyperliens du Web sont orientés : ils permettent d’aller d’une source à une destination. Seule la ressource à la source contient les données définissant l’hyperlien, la ressource de destination n’en porte aucune trace. Il existe deux types d’hyperlien : ceux du premier type doivent être activés pour accéder à la destination ; ceux du second causent un accès automatique à la destination.
HTML (pour HyperText Markup Language) est un langage informatique permettant de décrire le contenu d’un document (titres, paragraphes, disposition des images, etc.) et d’y inclure des hyperliens. Un document HTML est un document décrit avec le langage HTML. Les documents HTML sont les ressources les plus consultées du Web. Le HTML est maintenant remplacé par le XHTML (Extensible HyperText Markup Language).
Dans un mode de communication client-serveur, un serveur est un hôte sur lequel fonctionne un logiciel serveur auquel peuvent se connecter des logiciels clients fonctionnant sur des hôtes clients.
Un serveur web est un hôte sur lequel fonctionne un serveur HTTP (ou serveur web). Un serveur web héberge les ressources qu’il dessert.
Un navigateur web est un logiciel client HTTP conçu pour accéder aux ressources du Web. Sa fonction de base est de permettre la consultation des documents HTML disponibles sur les serveurs HTTP. Le support d’autres types de ressource et d’autres protocoles de communication dépend du navigateur considéré.
Une page web (ou page) est un document destiné à être consulté avec un navigateur web. Une page web est toujours constituée d’une ressource centrale (généralement un document HTML) et d’éventuelles ressources liées automatiquement accédées (typiquement des images).
Un éditeur HTML (ou éditeur Web) est un logiciel conçu pour faciliter l’écriture de documents HTML et de pages web en général.
Un site web (ou site) est un ensemble de pages web et d’éventuelles autres ressources, liées dans une structure cohérente, publiées par un propriétaire (une entreprise, une administration, une association, un particulier, etc.) et hébergées sur un ou plusieurs serveurs Web.
Visiter un site web signifie « consulter ses pages ». Le terme visite vient du fait que l’on consulte généralement plusieurs pages d’un site, comme on visite les pièces d’un bâtiment. La visite est menée par un utilisateur (ou visiteur ou internaute). La mesure d’audience est obtenue en copiant le code en javascript d’un lien vers le site d’un prestataire spécialisé suivant la technique du marqueur à distance.
Une adresse web est une URL de page web, généralement écrite sous une forme simplifiée limitée à un nom d’hôte. Une adresse de site web est en fait l’adresse d’une page du site prévue pour accueillir les visiteurs.
Un hébergeur web est une entreprise de services informatiques hébergeant (mettant en ligne) sur ses serveurs web les ressources constituant les sites web de ses clients.
Une agence web est une entreprise de services informatiques réalisant des sites web pour ses clients.
L’expression surfer sur le Web signifie « consulter le Web ». Elle a été inventée pour mettre l’accent sur le fait que consulter le Web consiste à suivre de nombreux hyperliens de page en page. Elle est principalement utilisée par les médias ; elle n’appartient pas au vocabulaire technique.
Un annuaire web est un site web répertoriant des sites Web.
Un portail web est un site web tentant de regrouper la plus large palette d’informations et de services possibles dans un site Web. Certains portails sont thématiques.
Un service web est une technologie client-serveur basée sur les protocoles du Web.
Exploration du Web et Web profond
L’exploration récursive du Web à partir de ressources bien choisies est la méthode de base programmée dans les robots d’indexation des moteurs de recherche. En 2004, les moteurs de recherche indexent environ 4 milliards de ressources.
Le Web profond, ou Web invisible, est la partie du Web qui n’est pas indexée et donc introuvable avec les moteurs de recherche généralistes. Des études indiquent que la partie invisible du Web représente plus de 99 % du Web[6]. Le Web profond comprend notamment les ressources suivantes :
* les ressources inaccessibles au public, donc aux robots, notamment les pages administratives ou payantes, protégées par un mot de passe ;
* les ressources qui ne sont pas communiquées par des protocoles de communication pris en charge par les robots (souvent ils ne prennent en charge que HTTP et HTTPS) ;
* les ressources dont le format de données n’est pas pris en charge par le robot (seul le format HTML est toujours pris en charge) ;
* les ressources listées dans un fichier d’exclusion des robots ;
* les ressources exclues par le robot car elles sont conçues pour abuser du référencement (spamdexing) ;
* les ressources exclues par le robot car elles sont considérées comme trop peu pertinentes (par exemple si un site contient des millions de ressources qui ne sont liées par aucun autre site) ;
* les ressources vers lesquelles les hyperliens sont créés dynamiquement en réponse aux interrogations des visiteurs.
Ces dernières ressources proviennent généralement de bases de données et constituent la partie la plus importante du Web profond.
Types de ressource
Les divers types de ressource du Web ont des usages assez distincts :
* les ressources constituant les pages web : documents HTML, images JPEG ou PNG ou GIF, scripts JavaScript, feuilles de style CSS, sons, animations ;
* les ressources accessibles depuis une page web mais consultables avec une interface particulière : flux audio, flux vidéo ;
* les ressources conçues pour être consultées séparément : documents (PDF, PostScript, Word, etc.), fichier texte, images de tout types, morceaux de musique, vidéo, fichiers à sauvegarder ;
* les ressources appartenant à des systèmes bien distincts du Web : forums Usenet, boîtes aux lettres électronique, fichiers locaux.
Documents HTML
Le document HTML est la principale ressource d’une page web, celle qui contient les hyperliens, qui contient et structure le texte, qui lie et dispose les ressources multimédias. Un document HTML contient uniquement du texte : le texte consulté, le texte en langage HTML plus d’éventuels autres langages de script ou de style.
La présentation de documents HTML est la principale fonctionnalité d’un navigateur web. HTML laisse au navigateur le soin d’exploiter au mieux les capacités de l’ordinateur pour présenter les ressources. Typiquement, la police de caractère, la longueur des lignes de texte, les couleurs, etc, doivent être adaptées au périphérique de sortie (écran, imprimante, etc).
Multimédia
Les éléments multimédias proviennent toujours de ressources indépendantes du document HTML. Les documents HTML contiennent des hyperliens pointant sur les ressources multimédias, qui peuvent donc être éparpillées sur Internet. Les éléments multimédias liés sont automatiquement transférés pour présenter une page web.
Seul l’usage des images et des petites animations est standardisé. Le support du son, de la vidéo, d’espaces tridimensionnels ou d’autres éléments multimédias repose encore sur des technologies non standardisées. De nombreux navigateurs web proposent la possibilité de greffer des logiciels (plugin) pour étendre leurs fonctionnalités, notamment le support de types de média non standard.
Les flux (audio, vidéo) nécessitent un protocole de communication au fonctionnement différent de HTTP. C’est une des raisons pour lesquelles ce type de ressource nécessite souvent un plugin et est mal intégré aux pages web.
Images
Ce chapitre concerne les images intégrées aux pages web.
L’usage du format de données JPEG est indiqué pour les images naturelles, principalement les photographies.
L’usage du format de données PNG est indiqué pour les images synthétiques (logos, éléments graphiques). Il est aussi indiqué pour les images naturelles, mais uniquement lorsque la qualité prime totalement sur la durée du transfert.
L’usage du format de données GIF est indiqué pour les petites animations. Pour les images synthétiques, la popularité ancienne de GIF le fait souvent préférer à PNG. Cependant, GIF souffre de quelques désavantages, notamment la limitation du nombre de couleurs et un degré de compression généralement moindre. En outre une controverse a entouré l’usage de GIF de 1994 à 2004 car Unisys a fait valoir un brevet couvrant la méthode de compression.
L’usage d’images de format de données XBM est obsolète.
Scripts
Un langage de script permet d’écrire le texte d’un programme directement exécuté par un logiciel. Dans le cadre du Web, un script est exécuté par un navigateur web et programme des actions répondant à l’usage que le visiteur fait de la page web consultée. Un script peut être intégré au document HTML ou provenir d’une ressource liée. Le premier langage de script du Web fut JavaScript, développé par Netscape. Ensuite Microsoft a développé une variante concurrente sous le nom de JScript. Finalement, la norme ECMAScript a été proposée pour la syntaxe du langage, et les normes DOM pour l’interface avec les documents.
Styles
Le langage CSS a été développé pour gérer en détail la présentation des documents HTML. Le texte en langage CSS peut être intégré au document HTML ou provenir de ressources liées, les feuilles de style. Cette séparation permet une gestion séparée de l’information (contenue dans des documents HTML) et de sa présentation (contenue dans des feuilles de style). On parle aussi de « séparation du fond et de la forme ».
Autres
La gestion des autres types de ressource dépend des logiciels installés sur l’hôte client et de leurs réglages.
Lorsque le logiciel correspondant est disponible, les documents et images de tout types sont généralement automatiquement présentés, selon des modalités (fenêtrage, dialogues) dépendant du navigateur web et du logiciel gérant le type. Lorsque le type de la ressource n’est pas géré, il est généralement possible de la sauver dans un fichier local.
Pour gérer les ressources de systèmes différents du Web comme le courrier électronique, les navigateurs font habituellement appel à des logiciels séparés. Si aucun logiciel ne gère un type de ressource, un simple message d’erreur l’indique.
XHTML est un langage de balisage servant à écrire des pages pour le World Wide Web. Conçu à l’origine comme le successeur d’HTML, XHTML se fonde sur la syntaxe définie par XML, plus récente, mais plus exigeante que celle définie par SGML sur laquelle repose HTML : il s’agit en effet de présenter un contenu affichable non seulement par les ordinateurs classiques, mais également sans trop de dégradation par des PDA bien moins puissants.
Le nom XHTML
Comme de nombreux langages basés sur XML, celui-ci commence par la lettre X, qui représente le mot eXtensible. Ainsi le premier document décrivant officiellement XHTML s’appelle XHTML™ 1.0 The Extensible HyperText Markup Language[1] (« XHTML 1.0 Le langage de balisage hypertexte extensible »). C’est cependant l’abréviation XHTML qui est une marque[2] du World Wide Web Consortium (W3C) et qui est seule utilisée dans les spécifications qui ont suivi la version 1.0.

Feuilles de style en cascade
CSS (Cascading Style Sheets : feuilles de style en cascade) est un langage informatique qui sert à décrire la présentation des documents HTML et XML. Les standards définissant CSS sont publiés par le World Wide Web Consortium (W3C). Introduit au milieu des années 1990, CSS devient couramment utilisé dans la conception de sites web et bien pris en charge par les navigateurs web dans les années 2000.
Permettre la cascade des styles
La « cascade » est la combinaison de différentes sources de styles appliqués à un même document, selon leur degré respectif de priorité. Différents modes de cascade peuvent se combiner :
* par origine des styles, issus de l’agent utilisateur, de l’auteur et de l’utilisateur. La priorité supérieure accordée aux styles de l’utilisateur est un des facteurs principaux de l’accessibilité des documents présentés à l’aide de CSS.
* par média: une feuille de style générique peut s’appliquer à plusieurs media de restitution (affichage à l’écran, impression, projection) et être combinée avec des feuilles propres à chaque media.
* selon l’architecture d’un ensemble de documents web : une feuille de style générique peut s’appliquer à la totalité des pages d’un site web, être combinée avec des feuilles propres à chaque rubrique de celui-ci, ainsi qu’avec des styles propres à telle ou telle page spécifique.
* selon l’architecture des feuilles elles-mêmes : une feuille de style externe au document peut être combinée à une feuille de style interne et à des styles appliqués directement à chaque élément qui le compose (styles « en ligne »). Une feuille de style peut également importer une ou plusieurs autres feuilles externes.
Accessibilité
CSS favorise l’accessibilité d’une page web en donnant en dernier ressort à l’utilisateur le contrôle du rendu d’un document dans son navigateur : il est ainsi possible de l’adapter à des contraintes ou à des préférences concernant par exemple la taille d’affichage des caractères ou les couleurs. En séparant structure et présentation, CSS favorise également l’écriture de documents structurés de manière sémantique, potentiellement plus exploitables par les aides techniques : la liberté de présentation des éléments de titrage permet par exemple de respecter strictement l’ordre hiérarchique formel de ceux-ci, ce qui permet en retour aux aides techniques d’en établir une table des matières navigable. Enfin, en donnant aux auteurs les moyens d’enrichir la mise en forme du texte, CSS permet de limiter le recours aux textes mis en images[46].
Cependant, certaines utilisations de CSS peuvent également compromettre l’accessibilité du contenu :
* en substituant à celui-ci des pseudo-contenus qui ne sont accessibles qu’aux utilisateurs qui peuvent percevoir le rendu CSS visuel : c’est le cas par exemple des informations qui seraient véhiculées par des images d’arrière plan.
* en bouleversant la cohérence nécessaire entre l’ordre linéaire de l’information dans le contenu structuré et l’ordre visuel du rendu CSS affiché. Les aides techniques telles que les lecteurs d’écran n’ont en effet accès qu’à cet ordre linéaire : une information qui ne prendrait son sens qu’en fonction de son positionnement CSS n’est pas compréhensible pour leurs utilisateurs.
* dans une démarche d’accessibilité fondée sur la pertinence de la structure HTML, l’éventail des possibilités de mise en forme de contenu avec CSS peut faire perdre de vue la nécessité de baliser le contenu à l’aide d’éléments signifiants. Il est par exemple possible de délimiter visuellement une citation en la mettant en italique ou en l’encadrant de guillemets, mais l’information sur l’origine de ce texte ne sera perceptible, au sens des normes d’accessibilité, que via l’utilisation des éléments q ou blockquote, qui sont les seuls permettant de définir une citation HTML et d’en indiquer la source via l’attribut approprié (cite).
Les méthodes d’application des directives d’accessibilité des contenus web (RGAA, UWEM par exemple) définissent donc des règles d’usages des styles CSS[47].
Simplicité
CSS répond à une volonté de disposer d’un format de présentation simple, tant dans ses fonctionnalités que dans sa syntaxe, afin d’en favoriser la manipulation directe par les auteurs et les utilisateurs. Cependant, cette simplicité est remise en cause par plusieurs facteurs :
* la difficulté à déterminer et à contrôler le résultat de la cascade lorsque les sources de styles se multiplient. Le rendu final d’un contenu précis dépend de la combinaison de plusieurs feuilles et peut alors devenir malaisé à faire évoluer. L’interdépendance des feuilles de styles peut rendre difficilement anticipable le résultat d’une modification apportée à l’une d’elle. Les auteurs sont alors placés devant un choix entre cette interdépendance qui optimise la quantité de code et la redondance de styles qui facilite sa maintenance[48].
* La difficulté à écrire des styles utilisateurs sans disposer de compétences avancées. Les utilisateurs sont en théorie les premiers bénéficiaires des CSS, qui leur donnent la possibilité d’adapter la présentation des pages web. Cependant, le mécanisme des styles se prête difficilement au développement d’environnements graphiques qui faciliteraient la manipulation des propriétés CSS[49]. Dans la pratique, le recours aux styles utilisateur reste dès lors marginal.

HTML dynamique
HTML dynamique, de l’anglais Dynamic HTML, souvent abrégé DHTML, est un nom générique donné à l’ensemble des techniques utilisées par l’auteur d’une page web pour que celle-ci soit capable de se modifier elle-même en cours de consultation dans le navigateur web. Ce nom était particulièrement en vogue à la fin des années 1990 lorsque ces techniques sont apparues. Elles sont maintenant couramment utilisées sans être aussi vantées.
Technique
Techniquement, les modifications portent sur la représentation interne que le navigateur se fait de la page web. Le navigateur reflète immédiatement ces modifications à l’écran. Les éléments constituant la page peuvent ainsi être modifiés, déplacés, créés ou effacés, automatiquement ou à la suite d’une action du visiteur. Les saisies dans les champs de formulaire peuvent également être contrôlées. En outre, une succession rapide de modifications des propriétés de certains éléments (leur couleur, leur taille, leur position, etc.) peut servir à créer une animation.
La représentation interne est initialement déterminée par le document HTML et les informations de style CSS constituant la page web. Les modifications sont décrites avec un programme informatique en langage de script comme JavaScript, qui accède à la représentation interne à travers l’interface de programmation Document Object Model (DOM).
JavaScript
JavaScript est un langage de programmation de scripts principalement utilisé dans les pages web interactives. C’est un langage orienté objets à prototype, c’est-à-dire que les bases du langage et ses principales interfaces sont fournies par des objets qui ne sont pas des instances de classes, mais qui sont chacun équipés de constructeurs permettant de générer leurs propriétés, et notamment une propriété de prototypage qui permet d’en générer des objets héritiers personnalisés.
Adobe Flash
Adobe Flash (anciennement Macromedia Flash ; nom original FutureSplash Animator), ou simplement Flash, se réfère à Adobe Flash Player et à un logiciel multimédia utilisé pour créer le contenu de Adobe Engagement Platform (tel qu’une application Internet, jeux ou vidéos). Flash Player, développé et distribué par Adobe Systems (qui acheta Macromedia en 2005), est une application client fonctionnant sur la plupart des navigateurs Web. Ce logiciel permet la création de graphiques vectoriels et de bitmap, un langage script appelé ActionScript et un stream bi-directionnel de l’audio et video.
Pour être bref, Adobe Flash est un logiciel d’environnement de développement intégré (IDE), une machine virtuelle utilisée par un player Flash ou serveur flash pour lire les fichiers Flash. Mais le terme « Flash » peut se référer à un lecteur, un environnement ou à un fichier d’application.
Depuis son lancement en 1996, la technologie Flash est devenue une des méthodes les plus populaires pour ajouter des animations et des objets interactifs à une page web ; de nombreux logiciels de création et OS sont capables de créer ou d’afficher du Flash. Flash est généralement utilisé pour créer des animations, des publicités ou des jeux vidéo. Il permet aussi d’intégrer de la vidéo en streaming dans une page, jusqu’au développement d’applications Rich Media.
Les fichiers Flash, généralement appelés « animation Flash » sont au format .swf. Ils peuvent être inclus dans une page web et lus par le plugin Flash du navigateur, ou bien interprétés indépendamment dans le lecteur Flash Player.
Utilisations
Les fichiers Flash créés peuvent être inclus dans une page web pour un usage sur Internet ou peuvent être montrés sous forme indépendante (sous la forme d’un fichier exécutable seul, sans plugiciel) en vue d’une utilisation hors ligne. Le contenu graphique des fichiers Flash permettent d’obtenir des applications web riches gràce aux support du vectoriel et des fichiers multimédia qui intègrent le son numérique et la vidéo numérique. On utilise Flash pour produire des contenus visuels dans l’approche dite « RichMedia » et « Motion Design » du Web.
Ce logiciel est actuellement utilisé dans les contextes suivants :
* Création de sites Internet et de jeux vidéo distribués sur le World Wide Web.
* Création d’illustrations.
* Création de vidéos pour la télévision ou le cinéma (génériques, clips musicaux, publicités, courts-métrages d’animation).
* Conception d’habillages pour des émissions télévisées.
* Création d’applications multimédia.
* Portions d’interfaces de jeux vidéo
* Création de diaporamas interactifs.
* Création de bannières publicitaires.
* Distributions marketing sur CD.
* Diffusion de vidéos via le Web.
* Module Web permettant d’interagir avec une base de données.
* Flash Video, extension .flv
Photoshop
Photoshop est un logiciel de retouche, de traitement et de dessin assisté par ordinateur édité par Adobe. Il est principalement utilisé pour le traitement de photographies numériques, mais sert également à la création d’images ex nihilo.
Photoshop est un logiciel travaillant sur images matricielles (également appelées « bitmap », à ne pas confondre avec le format d’enregistrement Windows bitmap) car les images sont constituées d’une grille de points appelés pixels. L’intérêt de ces images est de reproduire des graduations subtiles de couleurs.
Reconnu aussi par les infographistes professionnels à travers sa puissante galerie de filtres et d’outils graphiques performants, il est maintenant enseigné dans les plus grandes écoles, instituts des Beaux-Arts et utilisé par une grande majorité des studios et agences de créations.
Web design
En francophonie, le terme web design est souvent utilisé à contre-sens de son acception anglaise et confondu avec la seule création graphique. Or ce qui le définit n’est pas tant l’expression visuelle et/ou artistique, que la formalisation de contraintes de création, de contraintes marketing et techniques.
Le web design désigne la conception de l’interface web : l’architecture interactionnelle, l’organisation des pages, l’arborescence et la navigation d’un site web. Il s’agit d’une phase essentielle dans la conception d’un tel site. La conception d’un design web tient compte des contraintes spécifiques du support Internet en termes d’ergonomie, d’utilisabilité et d’accessibilité.
Le web design réclame donc des compétences variées : en programmation, en ergonomie et en interactivité, ainsi qu’une bonne connaissances des contraintes techniques liées à ce domaine : respect des recommandations W3C, accessibilité, portabilité.
Le design d’un site se présente sous forme de maquette fonctionnelle et de spécifications techniques. Celles-ci sont ensuite transformées, avec la maquette graphique, en lignes de code et images afin de s’afficher dans un navigateur web.



